Le moulin de la passion

L’origine du moulin à grain est très ancienne. On trouve dès les périodes mésolithiques des pierres usées par l’écrasement circulaire ou répétés d’une autre pierre et dont l’analyse au microscope confirme l’écrasement de grains.

Si le mouvement a longtemps été la traction humaine ou animale, vers le XIIème siècle les moulins utilisant la force de l’eau se répandent rapidement.

Au XIIIème et XIX ème siècle certains progrès technologiques seront notables, telle que l’apparition de la roue verticale qui remplace alors le rouet horizontal.

En 1840 l’invention de la bluterie permet de séparer le son de la farine. La fabrication de la farine n’est pas le seul usage de l’énergie hydraulique et rapidement les hommes ont adaptés leur moulin à une grande diversité de fonctions telles que la scierie, les moulinages, très présents en Haute-Loire, les papeteries..etc

Plusieurs moulins sont érigés sur le bassin versant Sud du Lizieux, le long du ruisseau de Montgiraud ; un lieu dit ou se tenait une maison forte détruite au 18ème siècle. L’un d’entre eux baptisé « le moulin de la passion » par son propriétaire a été mentionné dans des actes d’héritage datant du 17ème siècle.

Rénové par son propriétaire il est en état de fonctionnement. Jolie petite bâtisse bien proportionnée en basalte et couvert de lauze, ses linteaux sont en granit (pierres roches affleurantes or des coulées de laves et plus facile à tailler). Il est ouvert à la visite, mais il est bien de prévoir une lampe de poche pour éclairer le fonctionnement de la roue motrice.

Vous retrouverez la trémie, où l’on verse le grain, les grandes « meules », la courante et la gisante. Pour le « rouet » « une liaison directe unit la roue à la meule courante par l’intermédiaire d’un arbre vertical qui se termine par une annille logée dans une engravure effectuée dans la meule courante » La meule dormante laisse, par une légère gouttière, la farine tomber dans d’un arbre à godets qui hisse la farine jusqu’à l’intérieur du bluter. Le bluter » en bois couvert de soies de plus en plus fines qui tourne à l’intérieur d’un meuble appelé l’armoire à farine.

Il est actionné par la force hydraulique et permet de recueillir le plus généralement 4 sortes de farine. Le « rouet »: système hydraulique horizontal qui donne une force d’environ deux chevaux pour entraîner les meules en rotation. A l’extérieur la grandeur initiale de l’écluse est signalée par la petite île laissée dans le plan d’eau Dehors et devant des meules dormante et courantes en granit présente des striures régulières nécesssaires au bon écrasage du grain et pour lesquelles on devait parfois « déposer les meules, refaire les striures avant de les remettre en place » .

 

 

 

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